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LBP AM : La situation se complique aussi pour l’économie américaine
25/2/2025

Ce qu’il faut retenir
►Les résultats préliminaires des élections fédérales allemandes sont globalement en ligne avec les attentes, ce qui rassure les marchés ce matin. La CDU/CSU a largement gagné tout en étant loin d’obtenir la majorité des sièges, et l’Afd a doublé son score des précédentes élections mais ne jouera pas de rôle dans le nouveau gouvernement. Il faudra probablement attendre 2 mois pour qu’un accord de coalition gouvernemental avec le SPD soit en place, mais une coalition a deux (plutôt qu’à 3 avec les verts) maintient l’espoir d’un gouvernement capable d’agir et plutôt pro-business. Cela dit, les trois principaux partis centristes ne disposent pas de la super-majorité nécessaire pour changer la constitution, ce qui peut rendre plus compliquer l’assouplissement attendu de la politique budgétaire.
►Au-delà de l’Allemagne, ces élections vont ouvrir la voix aux négociations entre européens, en particulier en ce qui concerne le rôle qu’ils peuvent jouer dans les négociations de paix en Ukraine et la feuille de route pour la politique de défense européenne. A court terme, le marché réagira à la probabilité que les prix de l’énergie baissent en Europe (grâce à la baisse de l’incertitude et au potentiel retour de l’offre Russe) et à la vitesse et l’ampleur de la hausse des dépenses militaires et de reconstruction de l’Europe.
►Ces deux éléments sont positifs pour les actifs européens, même si les espoirs des marchés nous semblent déjà très élevés. En effet, les chances que les sanctions européennes sur l’énergie russe soient assouplies ou retirées nous semblent limitées dans un scénario de paix imposée à l’Ukraine (et en grande partie à l’Europe). Par ailleurs, la hausse des dépenses militaires européennes risque d’être graduelle et d’une efficacité limitée (par manque de coordination entre les pays et vu l’intensité de ses dépenses en importations).
►Les dernières données économiques suggèrent que la croissance mondiale est un peu moins dynamique en début d’année mais aussi un peu moins déséquilibrée, ce qui réduit les risques. Ainsi, les PMI dans les pays développés baissent au global de nouveau de 1pt en février pour atteindre un plus bas depuis 2023. Mais ils restent en territoire de légère d’expansion (à 50,5pt) et s’améliorent encore dans les zones (l’Europe) et secteurs (l’industrie) qui restaient dégradés l’année dernière.
►La grosse surprise est la forte baisse du PMI Services aux Etats-Unis, qui chute en territoire de contraction pour la première fois depuis 2 ans. Cet affaiblissement de conjoncture est confirmé par l’affaiblissement d’autres indicateurs, notamment de la confiance des ménages, de telle sorte que les surprises économiques deviennent négatives pour la première fois depuis l’été dernier. Cela suggère que le ralentissement de l’économie américaine, que nous attendions pour plus tard dans l’année, pourrait intervenir plus rapidement. En effet, les mesures que poussent la nouvelle administration américaine depuis son investiture sont plus rapides et importantes et moins pro-business que lors de la première administration Trump.
►Et dans le même temps, les anticipations d’inflation des ménages augmentent fortement d’après la dernière enquête de l’Université de Michigan. Les anticipations à long terme, celles qui sont le plus suivies par la Fed, augmentent à 3,5% pour la première fois depuis 1995. Cela complique la position de la Fed, qui devrait rester prudente à court terme.
►En Zone Euro, le PMI est stable juste au-dessus des 50 pt en février, suggérant une croissance positive mais toujours limitée. Les PMI continuent de se reprendre en Allemagne grâce à l’industrie et restent solide dans la périphérie. En revanche, le PMI français chute à seulement 44,5pt, ce qui pose question même si l’enquête de l’INSEE auprès des entreprises est moins alarmante.
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