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LBP AM : Avec plus ou moins de droits de douane, l’incertitude augmente
5/2/2025

Retrouvez le décryptage marché du 05 février 2025, signé Xavier Chapard.
Ce qu’il faut retenir
► Le président Trump n’imposera finalement pas les importations mexicaines et canadiennes à 25%, au moins durant les 30 prochains jours. Cela évite un choc bien plus massif que la première guerre commerciale, surtout pour les économies d’Amérique du Nord. Mais les droits de douane sont bien augmentés de 10% sur les biens chinois, et la menace persiste pour les autres pays, notamment sur l’UE qui pourrait être une des prochaines cibles.
► Les marchés sont rassurés par l’attitude non-maximaliste et ouverte à la négociation des autorités américaines, et réagiront peut-être de moins en moins aux menaces américaines. Nous maintenons aussi notre scénario qui intègre des hausses de droits de douane significatives sur la Chine mais bien plus limitées et ciblées pour les autres pays. Cela dit, le risque de hausses de droits de douane plus fortes, plus généralisées et plus rapides est plus élevé que nous le pensions, surtout si l’administration compte sur cela pour réduire les déficits bilatéraux et récupérer des revenus fiscaux. Cette incertitude risque de peser sur la confiance et réduire un peu l’activité. C’était une raison pour notre prévision de reprise seulement poussive de la Zone Euro cette année, mais cela pourrait peser davantage que nous le pensions même aux Etats-Unis.
► Cela rend encore plus important que d’habitude de suivre de près les indicateurs de confiance, qui ont montré des signes de faiblesse un peu moins positifs du côté des ménages mais pas des entreprises, surtout américaines.
► Le PMI manufacturier global a rebondi en janvier et est repassé en zone de croissance de l’activité industrielle pour la première fois depuis l’été dernier. Cette hausse est concentrée sur les Etats-Unis et l’Europe occidentale, mais les indicateurs avancés sont bien orientés (commandes, confiance dans l’activité future…). C’est encourageant pour le cycle mondial mais il faudra voir si la confiance ne baisse pas dans les prochains mois, comme elle l’avait fait lors de la première guerre commerciale de Trump.
► Le cycle du crédit s’améliore globalement des deux côtés de l’Atlantique depuis l’année dernière grâce aux débuts des baisses de taux des banques centrales, ce qui soutient notre scénario de croissance mondiale résiliente. Cela dit, les banques sont un peu plus prudentes pour octroyer des crédits aux entreprises au tournant de l’année, en Europe comme aux Etats-Unis, ce qui suggère que l’incertitude limite un peu la transmission de l’assouplissement monétaire.
► Cela devrait pousser les banques centrales à continuer de baisser leurs taux, surtout la BCE qui fait face à une économie assez faible et à des risques inflationnistes limités. En effet, si les prix de l’énergie font remonter un peu l’inflation en janvier, à 2,5%, le prix des services commence à ralentir un peu. Cela devrait permettre à l’inflation sous-jacente, qui stagne à 2,7% ces derniers mois, de reprendre son ralentissement tendanciel dans les prochains mois.
► En France, le vote de défiance d’aujourd’hui ne devrait pas passer sans le soutien du Parti socialiste (PS), ce qui devrait permettre l’adoption du PLF et PLFSS par 49.3 d'ici la fin du mois, conformément à l'objectif du gouvernement. Mais l’incertitude politique et celle sur la trajectoire des finances publiques vont persister au-delà.
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