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LBP AM - Pendant ce temps, les banques centrales continuent de baisser les taux…
21/2/2025

Retrouvez le décryptage marché du 19 février 2025, signé Xavier Chapard.
Ce qu’il faut retenir
►Les marchés continuent de digérer les annonces du week-end provenant des autorités américaines (les négociations unilatérales avec la Russie sur la résolution du conflit en Ukraine et la critique acerbe des démocraties européennes), qui marquent probablement un tournant historique pour la relation Europe-Etats-Unis. Cela bénéficie actuellement aux actions européennes (surtout l’armement et les banques) et pèse un peu sur les obligations, via l’anticipation d’une hausse des dépenses militaires et d’une baisse du prix des matières premières. Si la direction des marchés fait sens, on peut se demander s’ils ne vont pas trop loin, alors que les négociations sur la stratégie commune européenne peinent à avancer et que le risque de tensions avec les Etats-Unis plane toujours.
►En tout cas, le cycle d’assouplissement monétaire global se poursuit, avec la première baisse, cette semaine, des taux de la banque centrale d’Australie (RBA) dans ce cycle. En dehors de la Banque du Japon, qui est la seule grande banque centrale développée à remonter ses taux, il ne reste plus que la Norvège qui n’ait pas encore baissé ses taux. Et toutes ces banques centrales devraient encore baisser leur taux d’ici la fin de l’année, ce qui est un soutien pour l’économie et les marchés cette année.
►Cela dit, les baisses de taux devraient être mesurées, en particulier pour la Fed qui est en pause, mais aussi pour la Banque d’Angleterre (BoE). Après une série de données supérieures aux attentes, la BoE devrait s'en tenir à son approche de réduction « graduelle et prudente » des taux. Le PIB anglais ne s’est pas contracté au T4 (+0,1%), l’emploi résiste bien malgré l’augmentation des charges et du Smic prévues pour avril et les pressions sur les salaires restent trop élevées, à +6,2% dans le secteur privé. Cela ne remet pas en cause notre scénario de baisse de taux de 25pb par trimestre, avec trois baisses additionnelles cette année, d’autant que le gouverneur à déjà prévenu qu’il regarderait au-delà du rebond de l’inflation prévu pour le début d’année. Mais cela réduit les chances d’une accélération des baisses de taux.
►La stratégie anachronique de hausse de taux de la BoJ n’a pas remis en cause l’amélioration du PIB fin 2024, et les perspectives positives devraient lui permettre de remonter encore un peu ses taux cette année. En effet, la croissance du PIB accélère de 1,7% à 2,8% fin 2024, aidée par la volatilité du commerce extérieur mais aussi par la résilience de la consommation et la reprise de l’investissement des entreprises. Et si l’on ajoute la hausse des prix, le PIB en valeur dépasse enfin la cible de 600 trilliard de yen que s’était fixé l’ancien Premier Ministre Abe en 2015. Cela va dans le sens d’une sortie de la déflation qui plombe le Japon depuis les années 1990.
►En Zone Euro, la confiance des investisseurs se reprend assez nettement en février, depuis des niveaux dégradés. Ainsi, la hausse du ZEW allemand est la plus forte depuis 2 ans à moins d’une semaine de l’élection fédérale, grâce à l’amélioration des perspectives de consommation et à l’espoir qu’un gouvernement capable d’agir et plutôt pro-business sorte de ces élections. C’est rassurant pour le cycle même si les difficultés restent importantes pour l’économie allemande et européenne, surtout si la menace de droit de douane sur l’Europe et l’automobile se matérialise.
Banque centrale : le cycle de baisses de taux généralisées se poursuit

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