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FIDELITY INTERNATIONAL : L'Humeur des Marchés - Un brin de mouron
4/3/2025

Un brin de mouron
Édito
C’est bien connu : ce que les investisseurs exècrent le plus, c’est l’incertitude. Or, en la matière, ils sont, aujourd’hui, allégrement servis. Si, en début de semaine, l’issue des législatives allemandes pouvait être un motif d'appaisement, il a été très vite dissous dans les sucs gastriques de la conjoncture américaine. Avec, comme principale sujet de stress, l'errance des forces consuméristes. Le mois dernier, l’indice de confiance des consommateurs (Conference Board) a, littéralement, chuté de 7 points à 98,3 (graphique) - soit sa plus forte baisse en trois ans. Un trou d’air un poil inquiétant si l’on sait ce que pèse la consommation des ménages dans le PIB US (pas loin de 70 %). D’ailleurs, pour ne rien arranger, la croissance de ce dernier est ressorti à 2,3 % au quatrième trimestre 2024, en net recul par rapport au précédent (3,1 %). Si l’on ajoute à cela des inscriptions hebdomadaires au chômage en rebond (à 242 000), il y a des raisons de se faire un brin de mouron. Désormais, outre-Atlantique, le risque de stagflation semble gagner les esprits.
Alors, certes, le PCE core – si cher à la Fed - a reculé à 2,6 % sur un an en janvier. Mais, c’est une maigre consolation au regard des retombées inflationnistes induites par l'imminence d'une guerre commerciale mondiale. D’autant que, sur le sujet, Donald Trump en a rajouté une couche la semaine dernière. Semblant vouloir s’assurer que tout le monde le prend bien au sérieux, il a indiqué que le Mexique et le Canada seraient finalement taxés, dès demain, à 25 %. Que l’Europe ne perdait rien pour attendre le même tarif. Et que la Chine allait aussi en prendre pour son grade - 10 % supplémentaires. De quoi jeter un coup de froid général sur les marchés, mettre les investisseurs en hypothermie et les pousser à se trouver des couvertures en dollar, yen ou francs suisses. Bref, l’euphorie automnale entourant la réélection semble bel et bien dissipée. Mais dans cet étrange chaos, il y a toutefois des raisons de ne pas désespérer. Précisément, celles-là mêmes qui sont à l'origine du coup de mou actuel. Car, à n'en pas douter, la dégradation de la santé économique des États-Unis est assurément de nature à revigorer les anticipations en matière de politique monétaire.
Le graph. de la semaine
L'indicateur de confiance des consommateurs américains s'érode

Source : Datastream, 31/12/2023 - 28/02/2025