Toutes les informations disponibles sur le site Cros Assets ont un caractère exclusivement indicatif et ne constituent en aucun cas une incitation à investir et ne peuvent être considérées comme étant un conseil d’investissement. En aucun cas, les informations publiées sur ce site ne représentent une offre de produits ou de services pouvant être assimilée à un appel public à l’épargne, ou à une activité de démarchage ou de sollicitation à l’achat ou à la vente d’OPCVM ou de tout autre produit de gestion, d’investissement, d’assurance...
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Contactez les sociétés de gestion afin d’évaluer le risque des supports. Le présent site ne vise que les professionnels de la finance. Il n’est pas destiné à être consulté par des internautes non professionnels ne possédant pas l’expérience, les connaissances et la compétence nécessaires pour prendre leurs propres décisions d’investissement et évaluer correctement les risques encourus.

FIDELITY INTERNATIONAL : L’Humeur des Marchés – Les raisins de la colère
17/3/2025

Édito
À l'évidence, Wall Street et la Maison Blanche ne sont plus sur la même longueur d’onde. Un léger désaccord sur ce qu'il y a d'essentiel dans l'existence. Un différend qui a éclaté au grand jour, il y a une semaine, après que le Président américain n'a pas formellement exclu, sur Fox News, la possibilité d'une récession. Rien que ça ! Avant lui, son secrétaire au Trésor avait balayé du revers de la main le vague à l'âme des investisseurs. Scott Bessent indiquait alors, sur CNBC, que l'économie et les marchés, jusqu'alors "accros aux dépenses publiques", entraient dans "une période de détox". Un sens de la formule qui tend à minorer, en réalité, les effets indésirables de la politique de la nouvelle administration et à dédaigner la morosité dans laquelle s'enfoncent les indices US depuis plus de deux mois… Mais Donald Trump semble se ficher des cordons de la Bourse comme de son premier deal, préférant se focaliser sur la baisse des taux longs ou le déficit. De mémoire d'américain, on n'avait peut-être encore jamais vu ça !
C'est peu dire qu'il y a de la friture sur la ligne entre les sphères politique et économique, outre-Atlantique. Et l'on peut se demander pourquoi les premiers concernés ne s'en sont pas encore émus. Les "oligartechs" ayant rallié la cour présidentielle affichent des pertes boursières cumulées avoisinant les 2 000 milliards de dollars depuis janvier. Dorénavant, les investisseurs s'interrogent : quelle fin justifie ces moyens ? Mais si Donald Trump n'a cure des états d'âme de la communauté financière, il semble toutefois négliger un point important. Aux États-Unis plus qu'ailleurs, les marchés sont, avant tout, le premier plan d'épargne des ménages. Le S&P 500, c'est un peu leur PEA. Dès lors, concomitamment à la dépression indicielle, rien d'étonnant à voir, vendredi, l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan flancher à 57,9 (contre 64,7 en février), soit un plus bas depuis novembre 2022. De sorte que, la neurasthénie boursière actuelle pourrait bien, rapidement, se muer en raisins de la colère… Et - qui sait ? - faire de Wall Street le premier garde-fou politique aux États-Unis.
Le graph. de la semaine :
Le cours de l'or n'en finit pas de monter

Source : Datastream, 31/12/2023-14/03/2025 - USD par once