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EDRAM : Flash marchés : Des négociations toujours plus intenses
2/4/2025

28/03/2025
• Les négociations entre les États-Unis et la Russie sur l'accord de cessez-le-feu restent bloquées par les sanctions occidentales dont la Russie demande la levée, entraînant des incertitudes sur l'inflation liée aux exportations de céréales.
• Les États-Unis s'apprêtent à imposer des droits de douane supplémentaires sur le pétrole et les voitures étrangères, tandis que des inquiétudes persistent quant à l'impact de l'expulsion de 530 000 migrants sur l'offre et l'économie.
• En Europe, l'indice IFO du climat des affaires en Allemagne montre un léger soutien grâce au plan de relance, mais les PMI indiquent une contraction du secteur manufacturier, tandis que le secteur des services déçoit.
La semaine a été marquée par la poursuite d’importantes négociations. La bonne application de l’accord de cessez-le feu partiel conclu entre les Etats-Unis et la Russie sur la Mer Noire reste conditionnée à la levée de sanctions occidentales exigée par la Russie, ce qui empêche la levée de l’incertitude sur l’inflation sur les exportations de céréales.
Les négociations commerciales s’intensifient à l’approche de l’instauration de droits de douane réciproques avec l’annonce par Donald Trump d’une nouvelle salve de tarifs de 25% supplémentaires pour les pays achetant du pétrole et du gaz vénézuéliens mais aussi sur les importations américaines d’automobiles pour le 2 avril, et pour le 3 mai en ce qui concerne les pièces détachées. La rencontre Etats-Unis – Europe sur ce sujet représente surtout un espoir d’obtenir un délai d’application pour le moment. Outre les tarifs, les Etats-Unis ont également durci leur politique migratoire avec l'expulsion imminente de 530 000 migrants, combinaisons de mesures susceptibles de créer un choc négatif sur l’offre. Les craintes de renforcement de l’inflation et de ralentissement de la croissance persistent dans cet environnement, en attendant qu’un éventuel compromis soit trouvé, permettant notamment au président américain de financer ses baisses d’impôts sans trop impacter l’économie.
Dans ce contexte, l’indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board de mars a de nouveau largement chuté à 92,9 au lieu de 94 attendu et le PMI manufacturier américain s’est contracté de manière inattendue en passant à 49,8 au lieu des 51,8 attendus. Par contre, les PMI des services est ressorti nettement au-dessus des attentes à 54,3 au lieu de 51.
Côté européen, le plan de relance allemand attendu et voté la semaine passée semble soutenir légèrement l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne sorti à 86,7 en mars versus 85,3 en février. L’activité du secteur manufacturier a été moins négative que prévu avec un PMI Zone Euro à 48,7 vs 48,2 attendu. Probablement soutenu par l’anticipation des droits de douanes supérieurs, l’indice PMI manufacturier allemand rebondit quoique toujours en territoire de contraction (48,3 vs 47 attendu). A l’inverse, l’activité des services déçoit avec un PMI à 50,4 vs 51,1 attendu.
Du côté du Royaume-Uni, le gouvernement travailliste a annoncé des efforts budgétaires importants afin de financer les mesures de soutien prévues : 2 milliards de livres sterling d’économies estimées par an jusqu’en 2030, en sus des coupes de dépenses sociales pour 5 milliards. Ceci alimente les craintes sur l’activité à court terme et sur la possibilité de futures baisses de taux directeurs.