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DORVAL AM : Trump, les droits de douane et les trois « R »
24/2/2025

Le Président Donald Trump, en poste depuis le 20 janvier 2025, s’est fait connaître comme le « Tariff Man », l’homme des droits de douane. En les invoquant à tout bout de champ, l’exécutif américain brouille l’objectif final de cette politique et expose ses contradictions internes. Les droits de douane sont-ils un outil de négociation, un moyen de protection de l’industrie et des emplois américains, ou un instrument de financement de l’État fédéral ? Même si Trump aimerait sans doute répondre « les trois à la fois », ces objectifs sont en partie mutuellement exclusifs.
Pour le comprendre, il faut prendre un peu de recul historique. La question des droits de douane n’est pas nouvelle dans l’histoire des politiques économiques. L’économiste Douglas Irwin distingue trois objectifs aux droits de douane (les trois « R ») : Revenu, Restriction et Réciprocité.
Les droits de douane sont un impôt sur les importations et constituent donc une source de recettes pour financer l’État. Ce fut leur rôle principal aux États-Unis entre 1790 et 1860. Durant cette période, les droits de douane représentaient environ 90 % des recettes du gouvernement fédéral américain (cf. graphique 1).

À partir de 1861 et jusqu’en 1933, les recettes publiques proviennent de plus en plus de l’activité domestique. Les droits de douane deviennent alors un outil de protection de l’industrie américaine naissante. C’est dans ce cadre qu’intervient la présidence de William McKinley, de 1897 jusqu’à son assassinat par un militant anarchiste en 1901, l’autre « Tariff Man » auquel Donald Trump fait constamment référence. En réalité, au cours de ses deux mandats, le Président McKinley aura successivement utilisé les droits de douane pour ses revenus, puis pour leur effet protecteur, et enfin pour forcer l’ouverture des marchés extérieurs.
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