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CANDRIAM : Il ne faut pas délaisser les actions européennes !
28/1/2025

Depuis les élections présidentielles américaines, les marchés boursiers américains sont portés par un certain optimisme, les baisses d’impôts annoncées et la tendance à la déréglementation alimentant l’espoir d’une accélération de la croissance bénéficiaire des entreprises. A l’inverse, les marchés européens font l’objet d’une certaine défiance, en raison de la faiblesse des indicateurs macroéconomiques dans la zone Euro et en Chine, ainsi que du potentiel effet négatif de la hausse des droits de douane promise par Donald Trump sur les importations sur le sol américain.
Bien qu’il soit largement répandu parmi les investisseurs, ce sentiment négatif vis-à-vis des actions européennes nous semble discutable. Nous voyons même plusieurs raisons d’espérer un rebond des marchés européens dans le courant de l’année 2025.
Tout d’abord, l’impact d’une potentielle hausse des droits de douane aux Etats-Unis sur les importations européennes devrait être limité. En effet, dans la plupart des secteurs d’activité, les biens vendus par les grandes sociétés européennes aux Etats-Unis sont en grande majorité fabriqués directement sur le sol américain, et ne sont donc pas sujets à des droits de douane. Par exemple, dans la consommation de base, environ 85% des biens vendus aux Etats-Unis par les trois principales sociétés européennes cotées (Nestlé, Unilever et L’Oréal) sont produits localement[1]. L’impact de la hausse des droits de douane ne sera donc significativement négatif que pour une poignée de secteurs (dont l’essentiel de l’appareil productif est basé en Europe), tels que le luxe et l’automobile. Néanmoins, les sociétés du luxe disposent d’un important pouvoir de fixation des prix et pourraient donc être à même de faire absorber la hausse des tarifs douaniers par leurs clients. Quant au secteur automobile, il sera bel et bien touché mais son poids dans les indices européens est très faible (moins de 2 % de la capitalisation boursière de l’indice MSCI Europe[2]). Par ailleurs, n’oublions pas qu’il s’agira d’une négociation et que les Etats-Unis ont également à perdre dans une guerre commerciale avec l’Europe et la Chine.
Une autre raison d’être optimiste à l’égard des marchés européens réside dans les bénéfices que pourront retirer les grandes sociétés européennes de la mise en œuvre du programme de Donald Trump, compte tenu de leur exposition significative aux Etats-Unis (26 % des revenus des sociétés appartenant à l’indice STOXX 600[3]). Ainsi, elles profiteront directement dans cette zone de la baisse annoncée du taux d’imposition sur les sociétés, de l’accélération attendue de la croissance et de la poursuite du renforcement du dollar vis-à-vis de l’euro.