En cliquant sur « Accepter », vous acceptez le stockage de cookies sur votre appareil pour améliorer la navigation sur le site, analyser l'utilisation du site et nous aider dans nos efforts de marketing.
Retour

AMUNDI : Macro - Les éléments qui ont marqué 2024 et ceux qui devraient marquer 2025

7/1/2025

Comme l’an dernier, nous nous sommes livrés à un exercice de bilans 2024 et de perspectives 2025 en reprenant les éléments macro-financiers marquants, passés et à venir.

Les éléments macro-financiers qui ont marqué 2024

  • Le début du cycle de baisses de taux dans les pays développés. 2024 a marqué le début du cycle de baisses de taux directeurs dans la plupart des pays développés mais cela s’est fait en ordre dispersé, en termes de rythme comme d’amplitude. La BCE a effectué 4 baisses de taux de 25 bps sur l’année 2024, en abaissant son taux de dépôt de 4 % à 3 %. De son côté, la Fed n’a entamé son cycle de baisses de taux qu’en septembre (avec une baisse de taux de 50 bps) mais elle a autant abaissé ses taux que la BCE sur l’année (100 bps), en passant sa fourchette cible de fed funds de 5,25/5,50 % à 4,25/4,50 %. In fine, les banques centrales de pays développés n’ont « défait » qu’environ 20 % des hausses de taux directeurs qui ont été effectuées en 2022-2023 et les taux directeurs restent globalement nettement plus élevés qu’avant le covid.
  • Le coup d’arrêt à la désinflation aux États-Unis au deuxième semestre 2024. Alors que l’inflation « core PCE », qui est la mesure d’inflation sous-jacente préférée de la Fed, est passée de 3 % en décembre 2023 à 2,6 % en juin 2024, elle est ensuite (légèrement) remontée sur le deuxième semestre 2024. Cela a provoqué une révision à la hausse des prévisions d’inflation de la Fed en décembre et a induit une « nouvelle phase » dans le cycle d’assouplissement monétaire de la Fed : elle ne baissera ses taux à nouveau qu’en cas de nouveaux progrès tangibles sur le front de l’inflation.

  • Les élections américaines. 2024 a été une année d’élections aux États-Unis et cela a comme d’habitude induit de forts mouvements de marché (au quatrième trimestre 2024). La victoire de Donald Trump et le contrôle du Congrès par les républicains ont provoqué une appréciation globale du dollar et une surperformance des marchés actions américains (et une sous-performance significative des marchés émergents). Sur l’année 2024, le dollar s’est apprécié contre presque toutes les devises du monde (l’euro a perdu un peu plus de 6 % face au dollar) et le S&P 500 a connu l’une de ses meilleures années du 21ème siècle (+23,3%).

  • L’incertitude politique en Europe. La dissolution de l’Assemblée nationale en France et la motion de censure en Allemagne ont provoqué une période d’incertitude politique dans les deux plus gros pays de la zone euro. Ces deux événements conjugués à la poursuite de la guerre en Ukraine et aux menaces de Donald Trump sur le plan commercial ont conduit les indices d’incertitude en matière de politique économique en Europe vers de nouveaux records. L’Eurostoxx 600 n’a que faiblement progressé en 2024 (+6 %), même si les performances sont disparates au niveau national (-2,1 % pour le CAC 40 contre +18,8 % pour le DAX).

  • Le réveil des autorités chinoises. A la suite de l’intensification de la baisse des prix immobiliers et pour faire face au risque de déflation, les autorités ont annoncé à partir de fin septembre des mesures de soutien plus conséquentes et plus coordonnées : baisses de taux, soutien aux promoteurs immobiliers et aux collectivités locales, recapitalisation des banques, mécanisme pour favoriser les rachats d’actions. Le rebond des actions chinoises a été particulièrement brutal en septembre puis a été effacé ensuite pour moitié environ.

  • La Banque du Japon à contre-courant par rapport aux autres grandes banques centrales. A contre-courant de la quasi-totalité des banques centrales du monde, la BoJ a mis fin à une période prolongée de politique ultra-accommodante en 2024, avec une première hausse de taux en mars puis une deuxième hausse en juillet, qui a provoqué une forte agitation de marché (débouclement des "carry trades" notamment).

  • Les tensions géopolitiques ont perduré. Le conflit russo-ukrainien s’est enlisé et la situation s’est aggravée au Proche-Orient au fil de l’année 2024.

  • La domination des Magnificent 7 (M7) continue mais avec davantage de dispersion que l’an dernier. Si le S&P 500 réalise une très bonne année 2024, c’est une nouvelle fois en très large part grâce aux Magnificent 7, qui progressent de près de 50% sur l’année. Il convient de constater que ce groupe obtient des performances très dispersées, avec entre autres Nvidia à +169%, Tesla à +64%, Apple à +26% et Microsoft à +12%.

Lire la suite

No items found.

Partager

Découvrir le fond

Equipe commerciale

Aucun membre de l'équipe n'a été ajouté...

Évènements

Aucun évènement à venir...

OPCVM Actions