Toutes les informations disponibles sur le site Cros Assets ont un caractère exclusivement indicatif et ne constituent en aucun cas une incitation à investir et ne peuvent être considérées comme étant un conseil d’investissement. En aucun cas, les informations publiées sur ce site ne représentent une offre de produits ou de services pouvant être assimilée à un appel public à l’épargne, ou à une activité de démarchage ou de sollicitation à l’achat ou à la vente d’OPCVM ou de tout autre produit de gestion, d’investissement, d’assurance...
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Contactez les sociétés de gestion afin d’évaluer le risque des supports. Le présent site ne vise que les professionnels de la finance. Il n’est pas destiné à être consulté par des internautes non professionnels ne possédant pas l’expérience, les connaissances et la compétence nécessaires pour prendre leurs propres décisions d’investissement et évaluer correctement les risques encourus.

AMPLEGEST : Non, les obligations souveraines ne sont pas le taux sans risque
1/4/2025

L’article remet en question l’idée selon laquelle les obligations souveraines françaises et allemandes seraient aujourd’hui des placements sans risque. Il estime que les taux actuels ne rémunèrent pas suffisamment le risque, car leur hausse récente s’explique moins par des facteurs macroéconomiques que par une dégradation du crédit des États. La demande croissante de financement public, la fin du soutien massif des banques centrales et la sélectivité accrue des investisseurs pourraient maintenir une pression haussière sur les taux pendant 5 à 10 ans. Contrairement à une idée reçue, un État n’a pas besoin de faire défaut pour pénaliser un investisseur : rééchelonnement, blocages ou lois comme Sapin II peuvent altérer la liquidité et la rentabilité. Les ETF souverains, par leur construction, ne garantissent pas un rendement à l’échéance comme une obligation détenue en direct. L’ auteur critique aussi l’argument « si l’État fait défaut, tout va mal », en rappelant que lors de la crise grecque, les banques ont été soutenues alors que la dette souveraine a été restructurée. Certaines entreprises présentent une meilleure résilience que les États, grâce à leur diversification et leur gestion active du risque pays. Le risque systémique, souvent évoqué pour justifier l’achat de dettes souveraines, ne suffit pas à compenser une rémunération jugée insuffisante. L’article plaide pour une prudence renforcée vis-à-vis de la dette souveraine européenne, et un recentrage sur les financières à duration courte. Enfin, il anticipe un retour de la volatilité sur les marchés obligataires, notamment en raison de primes de risque sous-évaluées.